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Compte-titres : Guide complet de la fiscalité 2026

5 février 2026Temps de lecture : 9 minutes
Compte-titres : Guide complet de la fiscalité 2026 - Hilbert Wealth Management

Le compte-titres ordinaire (CTO) offre une liberté totale d'investissement : aucun plafond, aucune restriction géographique, accès à tous les marchés mondiaux. Mais cette flexibilité a un prix : une fiscalité directe sur les gains réalisés. Avec l'entrée en vigueur du PLF 2026 et la hausse de la flat-tax à 31,4%, il est plus que jamais essentiel de maîtriser les mécanismes fiscaux du compte-titres pour optimiser vos investissements. Dividendes, plus-values, moins-values reportables, déclaration fiscale... ce guide vous explique tout ce qu'il faut savoir pour piloter efficacement la fiscalité de votre portefeuille boursier.

La flat-tax à 31,4% : le régime d'imposition par défaut en 2026

Depuis le 1er janvier 2018, les revenus du capital issus d'un compte-titres sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), plus communément appelé "flat-tax". À partir de 2026, ce taux passe de 30% à 31,4% suite à la hausse des prélèvements sociaux votée dans la loi de financement de la Sécurité sociale.

Composition de la flat-tax 2026

Le taux de 31,4% se décompose de la manière suivante :

  • 12,8% au titre de l'impôt sur le revenu (IR)
  • 18,6% au titre des prélèvements sociaux (PS), contre 17,2% en 2025

Cette hausse de 1,4 point des prélèvements sociaux résulte de l'augmentation de la CSG (Contribution Sociale Généralisée), qui passe de 9,2% à 10,6%. L'objectif affiché par le gouvernement : financer la protection sociale sans augmenter la fiscalité sur les revenus du travail.

Quels revenus sont concernés par la flat-tax ?

Sur un compte-titres, tous les revenus et gains sont soumis à la flat-tax de 31,4%, à savoir :

  • Les dividendes : revenus distribués par les entreprises dont vous détenez des actions
  • Les intérêts : produits générés par les obligations, comptes à terme ou bons de caisse
  • Les plus-values de cession : gains réalisés lors de la vente de titres (actions, ETF, OPCVM, obligations)
  • Les distributions de plus-values : versées par certains fonds de placement (SICAV, FCP)

Important : Contrairement au PEA ou à l'assurance-vie, le compte-titres ne bénéficie d'aucun avantage fiscal particulier. Chaque revenu ou gain est imposé l'année de sa réalisation, sans période de détention minimale ni exonération.

Impact concret : combien vous coûte la hausse de la flat-tax ?

Pour mieux comprendre l'impact de cette évolution, voici quelques exemples chiffrés :

Montant du gainImposition 2025 (30%)Imposition 2026 (31,4%)Surcoût1 000 € de dividendes300 €314 €+ 14 €5 000 € de plus-value1 500 €1 570 €+ 70 €10 000 € de gains annuels3 000 €3 140 €+ 140 €50 000 € de gains annuels15 000 €15 700 €+ 700 €

Si ces montants peuvent sembler modestes à court terme, ils s'accumulent année après année et grèvent le rendement net de vos placements sur la durée. D'où l'importance d'optimiser votre stratégie fiscale.

Hilbert Author

Le conseil d'Hilbert

"Face à cette hausse, il devient crucial de diversifier vos enveloppes fiscales. Le compte-titres reste pertinent pour sa flexibilité et son accès universel aux marchés, mais il doit être utilisé en complément d'autres solutions/"

  • Le PEA pour vos actions européennes (exonération d'IR après 5 ans, seuls 18,6% de PS)
  • L'assurance-vie qui conserve son taux à 30% et offre des abattements après 8 ans
  • Le PER pour une déduction fiscale immédiate sur vos versements

Une allocation patrimoniale intelligente combine ces différentes enveloppes pour maximiser votre rendement net après impôt.

L'option pour le barème progressif : dans quels cas est-elle avantageuse ?

La flat-tax à 31,4% s'applique par défaut, mais vous pouvez opter pour une imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option est globale : elle s'applique à l'ensemble de vos revenus financiers de l'année (dividendes, intérêts, plus-values).

Comment fonctionne le barème progressif ?

Avec le barème progressif, vos gains du compte-titres s'ajoutent à vos autres revenus (salaires, pensions, loyers) et sont imposés selon votre Tranche Marginale d'Imposition (TMI), à laquelle s'ajoutent toujours les 18,6% de prélèvements sociaux.

Voici les tranches d'imposition 2026 (sur les revenus 2025) :

Revenu imposableTaux d'impositionTaux global avec PS (18,6%)Jusqu'à 11 294 €0%18,6%De 11 295 € à 28 797 €11%29,6%De 28 798 € à 82 341 €30%48,6%De 82 342 € à 177 106 €41%59,6%Au-delà de 177 106 €45%63,6%

Quand choisir le barème progressif ?

L'option pour le barème progressif devient avantageuse dans les situations suivantes :

1. Vous êtes non imposable ou faiblement imposé (TMI 0% ou 11%)

Si votre TMI est de 0%, vous ne paierez que les 18,6% de prélèvements sociaux, soit un gain de 12,8 points par rapport à la flat-tax. Si votre TMI est de 11%, le taux global sera de 29,6%, soit 1,8 point de moins que la flat-tax.

Exemple : Un retraité avec 15 000 € de pension annuelle et 3 000 € de dividendes :

  • Avec flat-tax : 3 000 € × 31,4% = 942 €
  • Avec barème (TMI 0%) : 3 000 € × 18,6% = 558 €
  • Gain : 384 €

2. Vous percevez des dividendes et pouvez bénéficier de l'abattement de 40%

En optant pour le barème progressif, les dividendes bénéficient d'un abattement de 40% avant calcul de l'impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux, eux, s'appliquent sur 100% du montant). Cet abattement peut compenser une TMI élevée.

Exemple : Un contribuable en TMI 11% percevant 10 000 € de dividendes :

  • Avec flat-tax : 10 000 € × 31,4% = 3 140 €
  • Avec barème + abattement 40% :
    • Assiette imposable IR : 10 000 € × 60% = 6 000 €
    • IR : 6 000 € × 11% = 660 €
    • PS : 10 000 € × 18,6% = 1 860 €
    • Total : 660 € + 1 860 € = 2 520 €
  • Gain : 620 €

3. Vous détenez d'anciens titres éligibles aux abattements pour durée de détention

Pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018, le barème progressif permet de bénéficier d'abattements pour durée de détention :

  • 50% si les titres sont détenus depuis au moins 2 ans et moins de 8 ans
  • 65% si les titres sont détenus depuis au moins 8 ans

Ces abattements s'appliquent sur la plus-value imposable avant le calcul de l'impôt (mais les prélèvements sociaux restent dus sur 100% de la plus-value).

Règle générale :

  • Si votre TMI ≤ 11%, privilégiez systématiquement le barème progressif
  • Si votre TMI = 30%, faites une simulation : l'intérêt dépend de la nature de vos revenus (dividendes avec abattement 40% vs plus-values)
  • Si votre TMI ≥ 41%, restez à la flat-tax (sauf cas très spécifiques d'anciens titres avec abattement 65%)

Hilbert Author

Le conseil d'Hilbert

"Attention : l'option pour le barème est globale et irrévocable pour l'année. Elle concerne tous vos revenus financiers. Il est donc essentiel de réaliser une simulation complète avant de cocher la case 2OP de votre déclaration d'impôts."

Les moins-values : un levier puissant d'optimisation fiscale

L'une des particularités du compte-titres est la possibilité d'imputer les moins-values (pertes) sur les plus-values (gains), ce qui permet de réduire l'assiette imposable et donc le montant de l'impôt.

Le mécanisme de compensation annuelle

Chaque année, vos moins-values se compensent automatiquement avec vos plus-values de même nature (valeurs mobilières) :

  • Plus-values > Moins-values : Vous êtes imposé uniquement sur le solde positif (plus-value nette)
  • Moins-values > Plus-values : Vous ne payez aucun impôt, et le reliquat de moins-values est reportable pendant 10 ans

Exemple : En 2026, vous réalisez :

  • +8 000 € de plus-value sur des actions Total
  • -3 000 € de moins-value sur des actions Renault

Résultat : Vous ne serez imposé que sur 5 000 € (8 000 - 3 000), soit 1 570 € d'impôt au lieu de 2 512 €. Vous économisez donc 942 € grâce à la compensation.

Le report des moins-values sur 10 ans

Si vos moins-values de l'année dépassent vos plus-values, le solde négatif peut être reporté et imputé sur les plus-values des 10 années suivantes. C'est un avantage fiscal considérable qui permet de lisser votre fiscalité dans le temps.

Exemple : En 2026, vous enregistrez :

  • +2 000 € de plus-value
  • -7 000 € de moins-value

Après compensation, il vous reste -5 000 € de moins-values reportables. Ces 5 000 € pourront être imputés sur vos futures plus-values jusqu'en 2036.

En 2027, si vous réalisez +6 000 € de plus-value, vous pourrez imputer les 5 000 € de moins-values reportables. Vous ne serez donc imposé que sur 1 000 €, soit 314 € d'impôt au lieu de 1 884 € (économie de 1 570 €).

Stratégie de fin d'année : purger les moins-values latentes

Une pratique courante consiste à vendre avant le 31 décembre les titres en moins-value latente pour matérialiser la perte et la rendre déductible. Vous pouvez ensuite racheter immédiatement les mêmes titres si vous souhaitez les conserver dans votre portefeuille.

Exemple concret : Vous détenez des actions Airbus achetées à 150 € qui valent aujourd'hui 120 €. Si vous avez réalisé des plus-values dans l'année, vendez ces actions avant le 31 décembre pour constater une moins-value de 30 € par action. Cette moins-value viendra réduire vos plus-values imposables. Si vous croyez toujours au potentiel d'Airbus, rachetez les actions le lendemain.

Gardez une vision stratégique de vos moins-values :

  • Tenez un suivi précis de vos moins-values reportables (elles sont valables 10 ans, pas une de plus !)
  • En fin d'année, si vous avez réalisé des plus-values importantes, envisagez de vendre des titres en perte pour réduire l'assiette imposable
  • Privilégiez l'imputation des moins-values sur les plus-values les plus fortement taxées (celles qui ne bénéficient pas d'abattement)
  • Si vous fermez un PEA en moins-value, cette perte peut s'imputer sur vos plus-values de compte-titres de l'année

Hilbert Author

Le conseil d'Hilbert

"Une gestion proactive des moins-values peut générer des économies fiscales substantielles. N'hésitez pas à nous consulter pour une analyse personnalisée de votre portefeuille."

Déclaration fiscale : les formulaires à connaître

La déclaration des revenus issus d'un compte-titres peut sembler complexe, mais elle se simplifie grandement si vous comprenez le rôle de chaque formulaire.

Le formulaire 2042 : déclaration de base

C'est le formulaire principal de déclaration de revenus. Pour les revenus de compte-titres, vous devez y reporter :

  • Case 2DC : Revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts) soumis à la flat-tax
  • Case 2OP : À cocher si vous optez pour le barème progressif (option globale pour tous vos revenus financiers)

Le formulaire 2042-C : déclaration complémentaire

Ce formulaire complémentaire permet de déclarer :

  • Ligne 3VG : Plus-values mobilières imposables (après compensation avec les moins-values)
  • Ligne 3VH : Moins-values de l'année (si solde négatif) reportables sur 10 ans

Le formulaire 2074 : déclaration des plus et moins-values

Ce formulaire détaillé permet de calculer vos plus-values et moins-values lorsque :

  • Vous calculez vous-même vos gains (sans IFU de votre banque)
  • Vous devez imputer des moins-values antérieures
  • Vous détenez des titres éligibles aux abattements pour durée de détention
  • Vous réalisez des opérations complexes (apports, échanges de titres, etc.)

Dans la plupart des cas, vous êtes dispensé de remplir le formulaire 2074 si votre établissement financier vous fournit un Imprimé Fiscal Unique (IFU) récapitulant vos gains et pertes. Vous reportez alors directement les montants de l'IFU sur votre déclaration 2042-C.

L'Imprimé Fiscal Unique (IFU) : votre allié déclaratif

Chaque année, avant fin février, votre banque ou courtier vous transmet un IFU qui récapitule :

  • Les dividendes perçus
  • Les intérêts perçus
  • Les plus-values et moins-values réalisées
  • Les prélèvements sociaux et acomptes déjà versés

Cet IFU est pré-rempli dans votre déclaration en ligne sur impots.gouv.fr. Vérifiez toujours que les montants sont exacts, notamment si vous détenez plusieurs comptes-titres auprès de différents établissements.

Attention : Si vous détenez plusieurs comptes-titres chez différents courtiers, vous recevrez plusieurs IFU. Vous devez additionner les montants de tous vos IFU pour calculer votre résultat global (plus-values nettes après compensation des moins-values).

Checklist déclarative pour éviter les erreurs :

  • Conservez précieusement tous vos IFU et relevés de compte (l'administration peut les demander jusqu'à 3 ans après)
  • Si vous avez des moins-values reportables des années antérieures, vérifiez qu'elles sont bien pré-remplies dans votre déclaration
  • En cas d'option pour le barème progressif, pensez à cocher la case 2OP avant de valider votre déclaration (cette option est irrévocable)
  • Si vous détenez des titres acquis avant 2018, vérifiez l'éligibilité aux abattements pour durée de détention (50% ou 65%)
  • Tenez un fichier Excel avec l'historique de vos prix d'achat et dates d'acquisition pour faciliter vos déclarations futures

Stratégies d'optimisation fiscale du compte-titres

Au-delà de la simple compréhension de la fiscalité, il existe plusieurs leviers d'optimisation pour réduire légalement votre imposition.

1. Privilégier les enveloppes fiscalement avantageuses en priorité

Avant d'investir sur un compte-titres, assurez-vous d'avoir pleinement utilisé vos enveloppes fiscales avantageuses :

  • PEA : Plafond de 150 000 € de versements, exonération d'IR après 5 ans (seuls 18,6% de PS)
  • Assurance-vie : Fiscalité à 30% maintenue (ou 24,7% sous 150 000 €), abattements de 4 600 €/an (9 200 € pour un couple) après 8 ans
  • PER : Déduction fiscale immédiate des versements, idéal pour préparer la retraite

Le compte-titres devient alors un complément stratégique pour :

  • Investir au-delà des plafonds du PEA
  • Accéder aux marchés internationaux (actions américaines, asiatiques, etc.)
  • Diversifier sur des classes d'actifs non éligibles au PEA (obligations, matières premières, etc.)

2. Optimiser le calendrier de vos cessions

Le timing de vos ventes peut avoir un impact fiscal significatif :

  • Si vous prévoyez une baisse de revenus l'année prochaine (passage à la retraite, congé sabbatique), reportez vos cessions pour bénéficier d'une TMI plus faible
  • Si vous avez déjà réalisé des moins-values dans l'année, profitez-en pour vendre des titres en plus-value (compensation automatique)
  • En fin d'année, vendez les titres en perte pour cristalliser les moins-values reportables

3. Utiliser le démembrement de propriété pour optimiser la transmission

Le compte-titres peut être démembré entre :

  • L'usufruitier (qui perçoit les dividendes)
  • Le nu-propriétaire (qui détient la propriété des titres)

Cette technique permet d'optimiser la transmission patrimoniale en réduisant l'assiette des droits de donation tout en conservant les revenus.

4. Compte-titres joint : mutualiser la fiscalité du couple

Le compte-titres joint permet à un couple marié ou pacsé de :

  • Répartir 50/50 les gains et pertes entre les deux conjoints
  • Optimiser la fiscalité si l'un des conjoints a une TMI plus faible
  • Faciliter la gestion en cas de décès (pas de blocage du compte)

Notre approche patrimoniale globale :

Chez Hilbert Wealth Management, nous ne raisonnons jamais en silo. Le compte-titres s'intègre dans une stratégie patrimoniale d'ensemble qui prend en compte :

  • Votre situation fiscale actuelle et future (TMI, revenus prévisionnels)
  • Vos objectifs d'investissement (rendement, diversification, liquidité)
  • Votre horizon de placement (court, moyen, long terme)
  • Votre stratégie de transmission (donation, succession)

Hilbert Author

Le conseil d'Hilbert

"Un audit patrimonial complet permet d'identifier les leviers d'optimisation spécifiques à votre situation et de construire une allocation cohérente entre compte-titres, PEA, assurance-vie, PER et autres supports."

Compte-titres et succession : ce qu'il faut savoir

Contrairement à l'assurance-vie, le compte-titres ne bénéficie d'aucun avantage fiscal en matière de transmission. Il entre dans la succession au même titre que les autres biens (immobilier, comptes bancaires).

Évaluation et fiscalité successorale

Les titres détenus sur le compte-titres sont évalués à leur valeur au jour du décès. C'est cette valeur qui sert de base pour le calcul des droits de succession, selon le barème applicable en fonction du lien de parenté avec le défunt.

Avantage fiscal méconnu : Les plus-values latentes disparaissent au décès. L'héritier repart avec une valeur fiscale réinitialisée : s'il revend rapidement les titres à leur valeur de succession, aucune plus-value n'est imposée.

Exemple : Votre père détient des actions Total achetées 50 € qui valent 100 € au moment de son décès. Vous héritez de ces actions avec un prix de revient fiscal de 100 €. Si vous les vendez à 105 € quelques mois plus tard, vous ne serez imposé que sur 5 € de plus-value (et non 55 €).

Anticiper la transmission pour réduire les droits

Pour optimiser la transmission d'un compte-titres, plusieurs solutions existent :

  • Donation de titres de son vivant avec abattement de 100 000 € tous les 15 ans par parent et par enfant
  • Démembrement de propriété pour réduire l'assiette taxable
  • Pacte Dutreil pour les titres de société (exonération de 75% sous conditions)
  • Assurance-vie en complément pour bénéficier de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire

Conclusion : maîtriser la fiscalité pour maximiser vos gains nets

Le compte-titres reste un outil incontournable pour tout investisseur souhaitant accéder à l'ensemble des marchés financiers mondiaux sans contrainte de plafond. Sa fiscalité, bien que plus lourde qu'auparavant avec la flat-tax à 31,4%, peut être optimisée grâce à une stratégie patrimoniale réfléchie.

Les clés d'une gestion fiscale efficace du compte-titres :

  • Comprendre le choix entre flat-tax et barème progressif selon votre TMI
  • Utiliser activement les moins-values pour réduire l'assiette imposable
  • Tenir une comptabilité rigoureuse pour faciliter vos déclarations
  • Intégrer le compte-titres dans une allocation patrimoniale diversifiée (PEA, assurance-vie, PER)
  • Anticiper la transmission pour optimiser les droits de succession

La fiscalité ne doit jamais dicter seule vos décisions d'investissement, mais elle doit être prise en compte dans votre stratégie globale. Un gain de 10% brut peut se transformer en gain de 6,86% net après impôt (31,4%), d'où l'importance de piloter ce paramètre avec précision.

Cet article a été rédigé à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les informations fiscales sont susceptibles d'évoluer. Pour toute décision patrimoniale, nous vous recommandons de consulter un conseiller en gestion de patrimoine.

La FAQ du jour

Oui pour les dividendes et intérêts, non pour les plus-values latentes. Vous êtes imposé chaque année sur les revenus effectivement perçus (dividendes d'actions, intérêts d'obligations) au taux de 31,4%. En revanche, les plus-values latentes (gains non réalisés sur vos titres encore détenus) ne sont pas imposées tant que vous ne vendez pas. L'impôt sur les plus-values n'intervient qu'au moment de la cession effective des titres.
Elles sont reportables pendant 10 ans sur vos futures plus-values. Si vos pertes dépassent vos gains, le solde de moins-values est automatiquement conservé et pourra être imputé sur vos plus-values des 10 années suivantes. C'est un avantage fiscal important : même si vous n'en profitez pas immédiatement, ces moins-values constituent un "crédit fiscal" utilisable ultérieurement pour réduire votre imposition.
Cela dépend de votre Tranche Marginale d'Imposition (TMI). Règle simple : si votre TMI est de 0% ou 11%, optez systématiquement pour le barème progressif (vous paierez entre 18,6% et 29,6% au lieu de 31,4%). Si votre TMI est de 30%, faites une simulation car le résultat dépend de la nature de vos revenus (les dividendes bénéficient d'un abattement de 40%). Au-delà de 30%, la flat-tax reste généralement plus avantageuse. En cas de doute, consultez nos experts pour une simulation personnalisée.

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