
Les cadres représentent près de 6 millions de français, à savoir près de 21% des travailleurs. Profitant souvent de revenus plus élevés que la moyenne, mais aussi d'une pression fiscale plus forte et une retraite souvent en décalage avec leur niveau de vie, les cadres n’ont pas la vie si facile en France. Alors que la réforme des retraites de 2023 a allongé les durées de cotisation et réduit les perspectives de pension, la question de l’épargne devient cruciale pour préserver son niveau de vie en tant que cadre.
Dans ce contexte, choisir la bonne stratégie d’épargne n’est pas une question de placement ponctuel, mais bien d’organisation patrimoniale cohérente et performante. Assurance-vie, PER, PEA, immobilier locatif ou placements diversifiés… toutes les options ne se valent pas selon le profil, l’âge et les objectifs du cadre concerné.
En dépit de carrières longues et bien rémunérées, les cadres subissent une chute significative de leurs revenus à la retraite. Selon les données 2023 de la DREES, la pension moyenne des cadres du secteur privé s’élève à 2 575 € brut par mois, tandis que leur salaire moyen en activité tourne autour de 3 500 € net mensuels. Selon une étude de la DREES, la pension moyenne des cadres du privé est de 2 126 € pour les femmes et de 2 718 € pour les hommes. DREES
Cependant, ce niveau de vie peut paradoxalement être mis à mal une fois à la retraite. En tant que retraité, votre niveau de vie sera forcément revu à la baisse si vous n’anticipez pas la situation avec des solutions d’épargne. Cela représente une baisse de pouvoir d’achat de plus de 25 %, à laquelle il faut ajouter une moindre revalorisation des pensions face à l’inflation et l’allongement de la durée de cotisation exigée par la réforme de 2023.
Autre spécificité des cadres : une imposition marginale élevée, souvent à 30 % ou 41 %, ce qui rend toute épargne non optimisée potentiellement pénalisante. Sans stratégie adaptée, une partie non négligeable de leurs efforts d’épargne part en impôts.
L’enjeu devient donc double pour les cadres :
Il existe en France de nombreuses solutions permettant aux cadres d’optimiser leurs revenus tout en préparant efficacement leur retraite pour limiter au maximum une perte de niveau. Pour cela, nous recommandons de se préparer au plus tôt en mobilisant les meilleures solutions du marché.
En effet, plus l’épargne est mise en place tôt, plus l’effet des intérêts composés joue en votre faveur. À titre d’exemple, un cadre qui commence à 35 ans à épargner 500 €/mois dans un support rapportant 4 % par an se constitue un capital de près de 180 000 € à 60 ans. Commencer 10 ans plus tard diminue ce montant de plus de 40 %. Ne perdez pas de temps, chaque année compte !
Le profil cadre implique des caractéristiques spécifiques : revenus élevés, forte imposition, recherche de performance, mais aussi besoin de sécurité et de transmission patrimoniale. Il ne s’agit pas seulement d’épargner, mais de le faire de manière stratégique et cohérente avec sa trajectoire professionnelle et personnelle.
L’assurance-vie reste l’un des piliers de l’épargne à long terme pour les cadres. Pourquoi ? Parce qu’elle combine :
Il est aussi important de noter que :
Pour un cadre, privilégier un contrat haut de gamme avec des options de gestion pilotée ou personnalisée (mandat, allocation dynamique) permet de viser des rendements supérieurs tout en maîtrisant le risque.
Exemple : un contrat multisupport orienté vers des unités de compte diversifiées peut viser 4 à 6 % de rendement annuel, avec une enveloppe fiscalement neutre tant que les fonds ne sont pas retirés.
Le PER est devenu l’une des solutions préférées des cadres Français souhaitant préparer leur retraite tout en défiscalisant.
Ses avantages clés :
Pour un cadre imposé à 41 %, verser 5 000 € sur un PER peut permettre une économie d’impôt de 2 050 €. Attention cependant, les versements ne sont déductibles que dans la limite d’un plafond annuel (10 % des salaires et traitements déclarés)
Cependant, le PER impose un blocage des fonds jusqu’à la retraite, sauf cas exceptionnels (achat de la résidence principale, décès, invalidité...).
Pour les cadres disposant déjà d’une bonne base d’épargne de précaution, investir sur les marchés via un PEA ou un compte-titres permet de chercher plus de rendement.
Ces outils sont idéaux pour des cadres :
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) ou SCI à l’IR permettent aux cadres d’investir dans de l’immobilier sans contrainte de gestion, avec :
Ces solutions s’intègrent parfaitement dans une logique de recherche de revenus complémentaires à la retraite.
| Produit | Avantage principal | Inconvénient | Fiscalité | Horizon conseillé |
|---|---|---|---|---|
| Assurance-vie | Souplesse et fiscalité avantageuse après 8 ans | Rendement du fonds en euros en baisse | Exonération partielle après 8 ans (hors PFL/PS) | Moyen à long terme (8 ans+) |
| PER | Déduction fiscale à l’entrée | Blocage jusqu’à la retraite (sauf exonérations partielles) | Imposable à la sortie (sauf exonérations partielles) | Long terme (jusqu'à la retraite) |
| PEA | Exonération d’impôt après 5 ans | Limité aux actions européennes | Plus-values exonérées après 5 ans (hors PS) | Moyen à long terme (5 ans+) |
| Compte-titres | Liberté totale d’investissement | Fiscalité pleine sur les gains | PFU (30 %) sur plus-values et dividendes | Tous horizons |
| SCPI/Immobilier | Revenus réguliers, effet de levier possible | Moins liquide, fiscalité sur revenus fonciers | Imposition selon tranche marginale |
Le cadre dispose souvent de plus de leviers que la moyenne des épargnants, mais cette richesse d’options peut aussi compliquer les choix. La clé d’une épargne performante réside dans la cohérence globale de la stratégie patrimoniale, qui doit répondre à trois grandes logiques : optimiser, diversifier, sécuriser.
La temporalité est centrale dans le choix des supports :
Le niveau de tranche marginale d’imposition (TMI) est déterminant dans le choix des produits d’épargne :
Il est rare qu’un cadre, aussi averti soit-il, puisse maîtriser seul l’ensemble des aspects fiscaux, civils, économiques et financiers liés à ses placements. C’est pourquoi faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine indépendant, capable de :



