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Investir pour ses enfants : Comment leur assurer un avenir solide

6 mars 2025Temps de lecture : 6 minutes
Hilbert Wealth Management - Investir pour ses enfants : Comment leur assurer un avenir solide

Préparer l’avenir financier de ses enfants est une préoccupation majeure pour de nombreux parents. Face à l’augmentation du coût des études, des prix de l’immobilier et aux incertitudes économiques, il est essentiel d’anticiper.

Mais comment bien investir ? Quels sont les meilleurs placements pour sécuriser et faire fructifier un capital destiné à ses enfants ? Plutôt que de simplement épargner sur un livret bancaire, une stratégie d’investissement adaptée permet d’optimiser la rentabilité tout en réduisant la fiscalité.

Investir pour son enfant ne signifie pas simplement mettre de l’argent de côté, mais faire les bons choix dès le départ, en fonction de son âge et de ses futurs besoins.

Pourquoi anticiper l’investissement pour ses enfants ?

L’investissement pour ses enfants ne se limite pas à mettre de l’argent de côté : il s’agit d’une véritable stratégie patrimoniale, qui doit être réfléchie dès le plus jeune âge pour maximiser les bénéfices.

Anticiper le coût croissant de l’éducation et des projets futurs

  • Le coût des études supérieures ne cesse d’augmenter : en moyenne, un étudiant en école privée dépense 8 000 à 15 000 € par an en frais de scolarité. Une formation complète peut ainsi coûter plus de 50 000 €.

  • L’accès à la propriété est de plus en plus difficile pour les jeunes, avec des prix immobiliers élevés et des conditions d’emprunt plus strictes.

  • Financer un projet entrepreneurial ou un départ à l’étranger nécessite un capital de départ souvent conséquent.

Un investissement bien anticipé permet de préparer ces dépenses sans mettre en péril son propre équilibre financier.

Construire l’avenir financier de son enfant : quelle stratégie adopter à chaque âge ?

L’investissement pour ses enfants doit être progressif. Il ne s’agit pas de placer une somme fixe chaque mois sans réflexion, mais de choisir des solutions adaptées à son âge et à ses besoins.

De la naissance aux premières années : poser les premières pierres

L’arrivée d’un enfant est souvent synonyme de dépenses importantes, mais aussi d’une volonté d’anticiper son avenir financier dès ses premiers mois.

À cette étape, les parents et grands-parents peuvent commencer à mettre en place une épargne de précaution pour lui :

  • Un livret A ou un livret jeune : parfait pour des petites sommes et sans risque.
  • Une assurance-vie ouverte à son nom : pour bénéficier de la fiscalité avantageuse après 8 ans.
  • Des donations anticipées : il est possible d’attribuer jusqu’à 100 000 € tous les 15 ans sans droits de donation.

L’objectif ici est de sécuriser les premiers fonds qui pourront lui être utiles plus tard, sans immobiliser trop de capital.

L’adolescence : s'impliquer progressivement dans sa gestion financière

Entre 12 et 18 ans, un enfant commence à mieux comprendre la valeur de l’argent et à avoir ses premiers besoins financiers (argent de poche, premiers petits boulots, achat d’un scooter, etc.). C’est aussi l’âge où il peut progressivement s’intéresser aux investissements.

Voici comment lui donner des bases solides :

  • Lui apprendre à gérer un budget avec un compte bancaire adapté et un premier livret d’épargne.

  • Commencer à transférer une partie des placements à son nom (par exemple, en lui ouvrant un PEA Jeune dès ses 18 ans pour investir en bourse avec une fiscalité allégée).

  • Prévoir ses premières grandes dépenses : permis de conduire, premiers voyages, études supérieures.

Astuce parentale : À cet âge, pourquoi ne pas lui montrer comment fonctionne un investissement boursier ou immobilier ? Beaucoup d’adolescents n’ont aucune éducation financière et se retrouvent démunis une fois adultes.

L’entrée dans la vie adulte : le moment où tout se joue

À partir de 18-25 ans, les besoins financiers de l’enfant deviennent concrets. C’est à ce moment qu’il doit pouvoir bénéficier des investissements réalisés en amont pour lui éviter de commencer sa vie active avec des difficultés financières.

Enfant adulte : quels sont ses principaux besoins ?

  1. Financer ses études supérieures : plutôt que de contracter un prêt étudiant, il peut utiliser l’épargne accumulée sur son assurance-vie ou un PER ouvert à son nom.
  2. Aider à l’achat d’un premier logement : en mobilisant des placements de long terme comme un investissement en SCPI ou une donation anticipée.
  3. Lancer un projet professionnel ou entrepreneurial : avec un capital issu d’un PEA ou d’un compte-titres ouvert dès sa majorité.

Astuce parentale : Si vous souhaitez l’aider à acheter un bien immobilier, il existe des solutions comme l’achat en nue-propriété, qui permet de lui transmettre un bien avec une fiscalité réduite.

Investir pour son enfant ne se limite pas à mettre de l’argent sur un compte d’épargne. C’est un accompagnement financier progressif, qui évolue en fonction de son âge et de ses besoins.

L’essentiel à retenir :

Dès la naissance, poser des bases solides avec une épargne progressive et fiscalement avantageuse.À l’adolescence, lui apprendre à gérer son argent et lui transmettre une culture financière.À l’âge adulte, mobiliser les bons investissements pour financer ses études, son premier achat immobilier ou son projet professionnel.

Hilbert Author

Le conseil d'Hilbert

"En faisant appel à un Conseiller en Gestion de Patrimoine, vous serez en mesure de construire votre stratégie financière en fonction de vos besoins, mais également en fonction des besoins de votre famille. Le conseiller sera alors en mesure de prendre en compte vos demandes et objectifs pour protéger au mieux vos enfants."

Les erreurs à éviter lorsqu’on investit pour ses enfants

Investir pour ses enfants est une excellente initiative, mais certaines erreurs peuvent réduire l’impact des efforts réalisés et même avoir des conséquences financières négatives à long terme. Voici les principales erreurs à éviter pour optimiser l’investissement dédié à ses enfants.

Ne pas diversifier les placements

Beaucoup de parents se limitent à un livret A ou une assurance-vie en fonds euros, pensant ainsi sécuriser l’épargne de leur enfant. Mais une épargne trop sécurisée signifie souvent un rendement insuffisant.

Solution : Adapter les placements en fonction de l’âge de l’enfant.

  • De 0 à 10 ans : Priorité à l’épargne de précaution et aux placements à long terme (assurance-vie, PER).
  • De 10 à 18 ans : Commencer à intégrer des placements dynamiques (PEA Jeune, compte-titres).
  • Après 18 ans : Mobiliser les placements pour financer ses projets, avec une stratégie d’investissement adaptée.

Oublier l’impact fiscal et la transmission

Une erreur fréquente est d’accumuler un capital sans anticiper la fiscalité. En cas de transmission, les donations non planifiées peuvent générer des droits de succession élevés.

Solution :

  • Optimiser la transmission avec l’assurance-vie, qui permet d’exonérer jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire en cas de décès.
  • Profiter des abattements fiscaux : chaque parent peut donner 100 000 € à son enfant tous les 15 ans sans taxation.
  • Structurer les donations pour étaler les transferts de patrimoine et limiter l’impact fiscal.

Ne pas impliquer votre enfant dans la gestion de son argent

Un enfant qui reçoit une somme d’argent importante à sa majorité sans éducation financière peut mal gérer son capital, voire le dilapider rapidement.

Solution :

  • Lui expliquer les bases de l’épargne et de l’investissement dès l’adolescence.
  • Lui donner des responsabilités progressives : lui ouvrir un compte bancaire avec une carte prépayée, lui faire suivre un petit budget.
  • Le sensibiliser à l’investissement : lui montrer les performances d’une assurance-vie, d’un PEA ou d’un investissement immobilier familial.

Vous focaliser uniquement sur la sécurité ou, à l’inverse, prendre trop de risques

Certains parents veulent sécuriser à 100 % l’épargne, tandis que d’autres misent tout sur des placements risqués pour maximiser le rendement. Ces deux extrêmes peuvent être problématiques.

Solution : Trouver le bon équilibre entre sécurité et performance en fonction de l’horizon de placement.

  • Pour les besoins à court terme (< 5 ans) → Privilégier la sécurité (livrets, fonds en euros).
  • Pour les besoins à moyen terme (5-15 ans) → Diversifier (assurance-vie, SCPI, PEA).
  • Pour le très long terme (> 15 ans) → Oser des placements dynamiques (actions, immobilier).

Investir uniquement à son nom et ne pas prévoir de transfert de propriété

Certains parents investissent pour leur enfant, mais gardent tous les placements à leur propre nom, compliquant ainsi la transmission future.

Solution :

  • Ouvrir des placements directement au nom de l’enfant (assurance-vie, PEA Jeune, livret jeune).
  • Prévoir un transfert progressif de l’épargne pour éviter des taxations élevées.
  • Anticiper la transmission avec des donations planifiées.

Investir pour ses enfants est un engagement à long terme, qui doit être réfléchi et structuré pour maximiser les bénéfices. L’éducation financière, la diversification et l’anticipation.

Conclusion

Investir pour ses enfants, ce n’est pas simplement mettre de l’argent de côté, c’est leur offrir un véritable tremplin financier pour leur avenir. Dans un monde où le coût des études, de l’immobilier et de l’entrepreneuriat ne cesse d’augmenter, anticiper leur avenir financier est une démarche essentielle pour leur donner les meilleures chances de réussite.

L’approche idéale repose sur trois principes fondamentaux :

  1. Commencer tôt : Plus on investit tôt, plus l’impact des intérêts composés est fort, et plus l’effort d’épargne est allégé.
  2. Adapter les placements à chaque âge : Sécuriser les premiers fonds, puis diversifier progressivement vers des solutions plus dynamiques à mesure que l’enfant grandit.
  3. Lui transmettre des connaissances financières : L’accompagner dans la gestion de son argent pour qu’il puisse prendre de bonnes décisions lorsqu’il sera indépendant.

En combinant épargne, placements financiers et stratégie patrimoniale, il est possible de bâtir un capital solide et optimisé qui aidera vos enfants à se lancer dans la vie avec sérénité, sans contraintes financières inutiles.

Préparer l’avenir de ses enfants, c’est leur donner un héritage plus précieux encore que l’argent : une éducation financière et une vision stratégique de leur patrimoine.

La FAQ du jour

Tout dépend du coût des études envisagées. Voici une estimation pour un cursus en France : Université publique : 1 000 à 3 000 € par an (frais de scolarité et vie étudiante). École de commerce ou d’ingénieurs : 8 000 à 15 000 € par an. Études à l’étranger : jusqu’à 30 000 € par an selon le pays. Un investissement régulier dès la naissance (100 à 200 € par mois sur une assurance-vie en unités de compte) peut générer un capital suffisant pour couvrir tout ou partie de ces frais.
Il n’existe pas de solution unique, mais plusieurs options intéressantes : Pour une épargne sécurisée → Livret A, assurance-vie en fonds euros. Pour un placement à long terme → Assurance-vie multisupports, SCPI, PEA Jeune. Pour une transmission optimisée → Donation anticipée, nue-propriété immobilière.
Ces deux outils ont des objectifs différents : L’assurance-vie est plus flexible et peut être utilisée pour tout type de projet (études, achat immobilier, etc.). Le PER est bloqué jusqu’à la retraite de l’enfant, sauf exceptions (achat de résidence principale), mais offre un avantage fiscal immédiat sur les versements. Privilégiez l’assurance-vie pour la souplesse et le PER uniquement si l’objectif est un placement très long terme.
Avant 12 ans, l’enfant ne peut pas disposer de son épargne. Les parents gèrent les comptes. Dès 12 ans, il peut avoir une carte bancaire avec un livret jeune, sous contrôle parental. À 18 ans, il récupère la gestion de son compte et peut ouvrir un PEA Jeune ou un compte-titres. Astuce : Il est recommandé de l’accompagner progressivement dans la gestion de son argent pour éviter des erreurs coûteuses.
Plusieurs stratégies existent pour réduire la fiscalité successorale : Donation tous les 15 ans : Chaque parent peut donner 100 000 € sans impôt à son enfant. Achat en nue-propriété : Permet de transmettre un bien avec une réduction des droits de donation. Investir en SCPI avec démembrement : Idéal pour préparer la transmission progressive d’un capital immobilier. Investir pour ses enfants, c’est bien plus qu’épargner : c’est bâtir un cadre financier stable et sécurisé qui leur permettra d’aborder leur vie d’adulte avec sérénité.

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